Conçue pour les lignes de transformation de taille moyenne à grande
La découpeuse de noix de cajou OUTTURN à 8 têtes se situe dans la moitié supérieure de notre gamme, conçue pour les transformateurs qui ont besoin d’un débit nettement supérieur à celui d’une unité à 6 têtes, mais qui ne sont pas encore prêts à mobiliser l’espace au sol et le personnel qu’exige une machine à 10 ou 12 têtes. Comme toutes les machines de la gamme OUTTURN, elle est fabriquée et testée dans notre usine de Bình Phước, au Vietnam, avant d’être expédiée directement depuis l’usine aux transformateurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud.
Le mécanisme de découpe rotatif
Chaque découpeuse OUTTURN, quel que soit son nombre de têtes, repose sur le même principe fondamental : un seul moteur électrique entraîne un arbre à cames qui fait tourner une tourelle de coupelles de découpe selon un cycle continu. Sur le modèle à 8 têtes, huit de ces coupelles sont disposées autour de la tourelle, chacune recevant une noix de cajou étuvée à la fois.
Pendant que la tourelle tourne, chaque coupelle traverse successivement trois zones fonctionnelles. D’abord, au poste de chargement, un opérateur place une noix brute préalablement étuvée dans une coupelle vide. La coupelle tourne ensuite jusqu’au poste de découpe fixe, où la lame se referme à travers la coque le long de la ligne de suture naturelle de la noix, la fendant proprement et libérant l’amande. De là, la coupelle poursuit sa rotation au-delà d’une goulotte où la coque découpée et l’amande tombent dans des bacs de collecte séparés, avant que la coupelle vide n’achève sa rotation en revenant au poste de chargement pour recommencer le cycle.
Comme les huit coupelles se trouvent simultanément à des étapes différentes de ce cycle, la découpe et l’éjection s’effectuent en continu, même si l’opérateur ne charge physiquement qu’une seule noix à la fois. C’est ce qui permet à un seul moteur et à un seul opérateur de soutenir un débit nettement plus élevé à mesure que le nombre de têtes augmente.
Une montée en puissance par le nombre de têtes plutôt que par la taille du moteur
On nous demande souvent pourquoi une machine à 8 têtes n’a pas besoin d’un moteur plus puissant qu’une machine à 2 têtes. La réponse est que le moteur de 0,75 kW (1 CV) n’effectue pas directement le travail de découpe sur chaque noix : il entraîne le mécanisme à came qui fait avancer la tourelle pas à pas. L’ajout de postes de découpe augmente le nombre de noix en cours de cycle à un instant donné, ce qui accroît le débit, mais cela ne change pas la charge mécanique que le moteur doit vaincre pour faire avancer la tourelle d’un pas.
C’est pourquoi cette machine à 8 têtes, ainsi que les modèles à 6, 4 et 2 têtes, fonctionnent tous avec le même moteur de 1 CV. Le principe se vérifie aussi plus haut dans la gamme, mais pas sans limite : la machine à 10 têtes monte à 1,5 CV (1,1 kW) et celle à 12 têtes à 2 CV (1,5 kW). Malgré cela, sur l’ensemble de la gamme la capacité est multipliée par environ cinq et demi alors que la puissance moteur ne fait que doubler, ce qui maintient un appel de puissance faible par kilogramme et assure une cohérence de maintenance et de pièces d’usure sur l’ensemble de la ligne de produits.
Capacité et rendement
La machine à 8 têtes affiche un débit estimé de 160–195 kg/h de noix de cajou brutes, avec un rendement typique en amandes entières d’environ 75 % lorsque les noix sont correctement étuvées et humidifiées avant la découpe. Comme pour toute découpeuse de cette catégorie, les résultats réels dépendent fortement de la qualité de la matière première et de la régularité de l’opérateur : deux noix de la même variété mais avec un taux d’humidité différent peuvent se découper très différemment sous la même lame.
Sa place sur votre ligne
Les transformateurs qui exploitent le modèle à 8 têtes associent souvent plusieurs unités côte à côte pour atteindre un volume quotidien cible, car augmenter la production en ajoutant des machines est généralement plus prévisible que de pousser une seule unité au-delà de sa capacité nominale. Si vous évaluez le nombre de têtes adapté à une ligne nouvelle ou en expansion, il est judicieux de partir d’abord de votre production quotidienne d’amandes visée, puis d’en déduire le nombre d’unités à 8 têtes (ou autres) nécessaires pour l’atteindre.

